#1.
Après l’ordinateur

OUF se lance pour son #1 avec le thème :
Après l’ordinateur…
L’ordinateur, accompagné d’Internet et de l’intelligence artificielle, ses complices, est partout, sur nos bureaux, dans nos téléphones, nos voitures, nos compteurs d’électricité, nos machines à laver, nos administrations, nos langages, nos pensées…
Cela finira-t-il un jour ? Peut-on imaginer cette fin ? Et surtout que se passe-t-il après ? Quelques secondes après ? Quelques jours ? Un an ? Mille ans plus tard, à propos d’une préhistoire devenue mythique ? Pourquoi ? Comment ? Bonheur ? Malheur ? Résistance ? Remplacement par autre chose ? De mieux ? De pire ? Évolution ? Ou encore : l’ordinateur a-t-il vraiment existé ?… ailleurs que dans les rêves de quelques auteurs de science-fiction paranoïaques et addicts par anticipation aux drogues de l’avenir ?
OUF#1 Après l’ordinateur, c’est 38 – et même plus – auteur·rice·s, dessinateur·rice·s, poète·sse·s, musicien·ne·s, photographes, danseur·euse·s qui nous racontent les histoires de la fin des ordinateur·rice·s…
Chacun·e la sienne et à sa façon…
On peut commander OUF#1 dans la plupart des librairies en France (OUF est référencé sur la plate forme des libraires).
On peut aussi le commander par internet et même s’abonner !



Avec
Lucille Ballarini
Je suis née dans une famille de sportifs de haut niveau, d’enfant issu de l’immigration italienne, de bretonne finistérienne, de musicienne et de comédiens. Dans une famille d’amateurs de littérature, d’écriture, de théâtre et d’arts du cirque. Mes parents sont des curieux. Je crois que c’est bien la principale qualité dont j’ai hérité. Chercher à s’étonner de tout et ce tout au long de la vie. C’est parce que je suis curieuse qu’à 10 ans, je trouve dans la table de chevet de ma mère un petit carnet à spirale noirci de mots et de longues phrases. Je commence à écrire par imitation, puis j’y trouve un plaisir coupable à inventer tout et n’importe quoi et enfin, l’écriture se mue en refuge quand l’adolescence fait son œuvre. C’est la première fois que je donne à lire dans une revue toutes les farfeluteries qui me passent par la tête. Pour cela merci Pablo et Federico.
Je ne suis pas convaincue de la pertinence de faire état de mon parcours d’études ou des petits et plus grands jobs que j’ai occupé. Ici, on parle d’écriture donc je préfère m’y cantonner. En tout cas, aujourd’hui je participe à des projets sportifs et artistiques dans lesquels je m’épanouis, je travaille dans une association grâce à laquelle je me rends utile et je profite d’être heureuse d’ouvrir les yeux tous les matins.
J’aime écrire comme ça me vient, partir d’une intuition de ce que j’aimerais raconter. Le plus difficile c’est systématiquement de structurer et rendre un peu pertinent quelques bouts de phrases collées les uns aux autres. J’imagine que quand on s’y connaît vraiment très bien la méthodologie est plus solide. J’aime aussi la poésie des mots, les agencements sonores, les phrases alambiquées, les rythmiques inattendues. J’essaie de créer comme une armature, un genre de créature dont les balbutiements résonnent quand on lit dans sa tête mais aussi quand on clame à haute voix. J’aime écrire pour le plaisir que j’en dégage et l’espace d’expression créative que cela me donne. J’aime écrire parce que cela, ma muse.
Luca Bonelli
Luca Bonelli
Né à Grosseto le 15/12/1963, recevra cette année-là, et toutes celles qui suivront, un seul cadeau pour son anniversaire et Noël.
Les premiers textes sont de la fin des années 80 (peut-être lors du service militaire pendant les voyages en train).
Dans les années 90, après avoir surmonté le traumatisme de la dissolution des Talking Heads, il rencontre Simone Giusti pour l’étiquette « semi-clandestine » SWS de qui il publie des livrets de poésies et nouvelles : « Ritratti », « I Manierini » (distribué dans la « Raccolta da non perdere n.1 » par Morgana Edizioni, Florence), « Suoni per terra e per mare ».
En 1998, il a participé, à Gênes, à la deuxième édition du poetry slam « Verso sovverso » (il y avait aussi Edoardo Sanguineti), perd au premier tour contre le poète milanais Andrea Inglese.
En 1999, il publie, chez l’éditeur Zona, le pamphlet de poésies et nouvelles « F.A.O. (foramusementonli) ».
En décembre 1999, quelques-uns de ses textes (la série November Delta) apparaissent dans le catalogue de l’exposition « Cinematografie » de Gianni Cacciarini (Galerie Pananti – Florence).
En novembre 2000, en tant qu’infiltré de la Maremma, il réussit à glisser quelques-uns de ses textes dans l’anthologie « Nodo sottile », sous la direction des Archives des jeunes artistes de l’Assessorat à la culture de la Commune de Florence. Suivra une série de lectures avec le groupe florentin parmi lesquels l’ami Roberto Balò, le génial Massimiliano Chiamenti, etc.
De décembre 2005, le recueil de sujets pour courts-métrages « Soggetti smarriti ».
En 2010, il est impliqué par Filippo Gatti dans « Fardelli d’Italia », spectacle de musique et poésie avec les chanteurs Filippo Gatti, Bobo Rondelli et Andrea Rivera. Il s’amuse beaucoup et découvre que les musiciens ne boivent que des cocktails et que la bouteille de vin dans le frigo des loges est entièrement pour lui.
En 2016, ses textes apparaissent dans l’anthologie « Una città aperta al vento e ai forestieri » du Collectif Bianciardi 2022 et dans le livre de Simone Giusti « Cambio Verso » édité par effequ.
Le poème « Mr. Smith » dans « Morrissey – The eternal boy » d’Alessandro Angeli, Ortica Editrice 2021.
En décembre 2022, il publie, enfin après ces participations, chez Amazon, le livret de nouvelles courtes « P’tits Contes » et en mars le recueil de poésies « Guerra » chez l’éditeur Pensa Multimedia.
Performances et lectures dans des locaux, musées, etc. en compagnie de musiciens, artistes, poètes et acteurs (je mettrais même quelques noms, mais c’est toujours désagréable si on oublie quelqu’un).
Federico Borselli
Denis Bourdaud
Né en 1966, est un dessinateur de bande dessinée. Ses livres, rares, sont le plus souvent des fables, voire des discours, traitant les thèmes essentiels du temps et de l’existence. Son plus volumineux et plus récent ouvrage, Ballon-île, publié aux Requins Marteaux est une satire de notre monde autant qu’une synthèse des utopies du XXe siècle. À la fois synthétique et pédagogique, son travail se veut plus théorique que narratif.
Denis Bourdaud auto-édite depuis des années son fanzine Le Courrier Mensuel. Il a participé à l’aventure de L’Association à ses débuts dans Pas un seul, avec Duhoo et Killoffer, supplément à l’objet collectif Labo et a produit des histoires courtes dans Lapin, la revue-phare de l’association. Il a collaboré également à l’Oubapo (Ouvroir de Bande dessinée Potentielle).
Œuvres :
Inventions (L’Association, 1996)
Les Voisins (L’Association, 1998)
Les Vagues Différentes (L’Association, 1999)
Ballon-île (Les Requins Marteaux, 2005)
Avec Pablo Cueco: Les fables de La Fontaine en rébus (Qupé éditions, de 2022 à 2025).
Participation à des revues ou ouvrages:Lapin (l’Association, entre 1995 et 2009) ; Comix 2000 (l’Association, 1999); L’horreur est humaine n°7 et n°8 (humeurs, 2002, 2003) ; Fusée (Automne 67, entre 1998 et 2006) ; Mon Lapin Quotidien (l’Association, de 2017à 2025);
Agnès de Cayeux
Agnès de Cayeux est une plasticienne française et artiste associée à la faculté d’Arts d’Amiens depuis 2016, dont le travail porte principalement sur la question de la vulnérabilité des technologies, de leur emprise sur nos corps et d’une nouvelle amitié.
Ses premières pièces online – 12 notes (1999), I’m just married (2002), In my room (2004) – sont développées et écrites dans le contexte d’un web balbutiant et émergeant. L’espace du réseau, à travers lequel les pièces naviguent et s’offrent au public, devient ainsi son propre sujet. Un territoire détourné, envisagé et questionné à travers notamment la pièce In my room : performances littéraires et online pour 7 femmes, dont le public est simultanément présent au sein de l’espace physique du centre d’art, et face à celui de l’écran de l’ordinateur connecté. Les comédiennes s’auto-filment, l’une après l’autre sur un principe de rendez-vous, elles, déposées sur un haut socle de plexi, une micro-caméra fixée dans le creux de la paume, effleurant chaque partie de leur corps, l’image charnelle à distance – sur la voix féminine lisant les récits commandés pour le projet à sept écrivain.e.s et répondant à la question soulevée par le territoire du réseau : que regardes-tu ?
Les pièces qui suivent – Level 7 (2006), Justagurl23 (2007), Beyond California Sex offenders (2011) s’écrivent dans le contexte d’un web prenant identité à travers la nature propre des réseaux sociaux et s’affirmant désormais comme celui guidé par les GAFAM. Ces pièces sont issues de longues heures de traçage des unes et des autres fabriquant à l’écran le web que nous connaissons bien aujourd’hui. Ces récits sont l’occasion d’une publication en 2007 de l’ouvrage Être mutant, moi connectée.
Les bots envahissant le web 2, la question de l’intelligence artificielle réapparaissant au grand galop, la pièce Alissa ia (2010), est l’écriture d’une figure féminine amnésique, inspirée de personnages littéraires et cinématographiques avec laquelle l’internaute discute et qu’il peut accompagner dans ses allées et venues au sein du monde virtuel Second Life, là sur la lune digitale ou bien ailleurs dans une boite de nuit bruyante et genrée. Les mille et une discussions menées par l’internaute depuis l’espace virtuel du Jeu de Paume, et sauvegardées sur un serveur distant, sont l’objet d’une recherche liée au comportement anonyme de l’autre face à la représentation d’une femme à l’écran.
C’est en 2011, et après une longue préparation, qu’Agnès de Cayeux questionne le réseau Internet autrement. Elle réside 2 mois au Groenland, afin de comprendre une image vue sur le web, celle d’un Data Center à Nuuk, et l’annonce d’une technologie de fibre optique puissante mise en œuvre par la province du Danemark. Ainsi, et dans un principe de réalité, l’artiste travaille à partir du présupposé suivant : « Dans 20 années, nos banquises auront disparu. Dans 20 années, l’industrie de l’Internet consommera autant d’énergie que nous en consommons aujourd’hui sur la terre entière ». La recherche donne lieu à la publication d’un journal papier Groenland-Image (2014) et à une exposition Greenland/Connect (2015).
La question de la mémoire se pose alors à travers une recherche autour du scénario Un amour d’UIQ de Félix Guattari archivé à l’IMEC (Institut Mémoires de l’Edition Contemporaine) et son présupposé : celui d’un amour entre la jeune fille (celle de Kafka ?) et une entité infra-mince inventée par Guattari qui pourrait ressembler à une figure purement algorithmique. Une série de performances et un film constitué du suivi par drone d’une jeune patineuse dévalant les hypothétiques lieux du scénarios 30 années après est présenté au public entre 2014 et 2016. Le film Janice ou Une jeune femme vue du ciel est une expérience narrative mise en ligne sur le site de l’artiste.
La question de la matérialité du réseau Internet devient centrale, et c’est à travers une résidence menée en 2016 et 2017 au sein des infrastructures de la firme Orange : les laboratoires de recherche liés aux réseaux de fibres optiques, les câbliers et hangars de répéteurs sous-marins d’Orange-Marine, que diverses pièces sont présentées au public sous la forme d’une exposition : la fabrication d’une machine à vagues connectée en live aux plages d’atterrissements des câbles et leurs données respectives de force des vents, la réalisation d’un livre blanc, des films réalisés à partir d’archives et de séquences filmées par les robots des câbliers.
Cette recherche convoque une question autre, et politique peut-être, à qui appartiennent nos plages d’enfance ? Celles sur lesquelles précisément arrivent et repartent ces câbles de fibre, composant une pieuvre gigantesque envahissant nos fonds de ses tentacules ? L’histoire est ancienne puisqu’elle débute en 1850 avec le premier câble de cuivre et la première route sous-marine. Les routes sont les mêmes aujourd’hui, mais depuis quelques années, ce sont les GAFAM qui les investissent. Ils se paient des routes transatlantiques entièrement privées, lorsque nos opérateurs publiques en avaient historiquement la raison. Ainsi, et avec l’aide du Centre National des Arts Plastiques, Agnès de Cayeux arpente les plages attenantes à la ville de Bilbao qui accueille en 2017, la nouvelle route extrêmement puissante nommé MAREA, propriété de Facebook et Microsoft. Une image aux contours flous laisse entrevoir sur le web une fresque colorée, là sur cette plage d’atterrissement de MAREA. Les plages se succèdent, la côte est étendue sur des dizaines de kilomètres, mais le métro est ponctué d’une station par plage, le temps est au beau fixe – et la plage reconnue après 5 journées de marche. En juin 2018, Agnès de Cayeux réunit musiciennes, historienne et preneurs de son, afin de mettre en place une série de performances sur cette plage de Microsoft et Facebook. Les performances sont filmées et disponibles sur le web.
En voisinage, et sur la question de l’histoire de l’écriture informatique, Agnès de Cayeux avec d’autres, travaillent à la réactualisation du programme Dialector de Chris Marker mis en ligne et présenté dans des expositions. En 2019, elle rejoint pour deux années d’études, le service Nouveaux Médias du Centre Pompidou autour de l’installation Zapping Zone (1990) de Chris Marker, se chargeant de la part informatique de l’oeuvre. L’installation est présentée au Centre Pompidouen 2022 et 2023. Une publication est prévue au printemps 2024.
Pendant la période compliquée de la pandémie, Agnès de Cayeux travaille sur un programme de recherche et création avec le laboratoire INRIA (recherche en images et informatique) de Grenoble et le département Ars du Spectacle de l’Université de Grenoble. La question est celle du rapport de l’invisibilisation des femmes (chercheuses, scientifiques et/ou artistes) à celle des techniques anciennes (la stéréoscopie) que les GAFAM s’approprient sous l’enseigne de la réalité virtuelle. Ce travail donne lieu à un spectacle femmes/machines entre monde vectoriel et ring de performance.
En 2023, Agnès de Cayeux repart au Groënland avec la performeuse Maëlla Mickaëlle pour le tournage d’une série de films 360, un projet écotechnologique jonché de récits de femmes exploratrices, autrices, rêveuses.
Guillaume Couty
Guillaume Couty a 50 ans.
Il écrit des nouvelles qui sont publiées dans des recueils collectifs aux éditions Antidata depuis plus de dix ans. Ses nouvelles sont souvent courtes et ça tombe bien, c’est ce qu’on leur demande. Volontiers ironique, il aime souligner l’absurdité du monde qui l’entoure. Ces textes sont souvent drôles, parfois c’est leur but. Ce que peu de gens savent c’est que Guillaume Couty écrit aussi des romans. Il en a écrit quatorze en trente ans. Un peu comme dans ses nouvelles, il aime se confronter à différents genres : roman policier, d’espionnage, roman noir, roman de gare, roman politique, autobiographique ou d’anticipation, ils ont tous un point commun, aucun d’entre eux n’a été publié. Les raisons des refus qu’il essuie depuis toutes ses années sont variables : trop long, trop court, pas assez engagé, trop engagé, pas assez subtil, trop complexe, mal construit, peu crédible, sans attrait, sans humour, prétentieux, manquant d’ambition etc.
Il travaille actuellement à son Quinzième.
Il faut croire que l’espoir fait vivre.
Bernard Colin
Bernard Colin a commencé tout petit. Il mettait ses jouets en scène, ne respectant aucune échelle ni aucune époque, les nounours avec les petits soldats médiévaux, mêlés aux cyclistes en plomb, aux petites voitures et aux santons, devant le château fort en plastique. Une seule règle, il fallait que ça ait l’air vivant, lisible comme une situation. En dehors de ça, lire, lire, lire, et rêvasser.
Plus tard, il a fallu trouver un moyen d’échapper au salariat. Rude affaire. Alors il a fait métier de ses jeux d’enfants. Il est devenu metteur en scène, et il ne fallait pas y aller de main morte ni avec le dos de la cuillère. Mais il craignait l’institution, l’art officiel… il avait peur d’être mangé par les petits cochons. Et puis un théâtre, c’est tout noir, sans fenêtres, on y grille comme une biscotte. Il lui fallait, comme avant, jouer dans les rues avec des complices dégourdis. Il avait besoin du ciel. Heureusement, fin des années 70, les villes toutes banalisées en trajets pour habitants pressés, avaient besoin de gens comme lui, capables de transformer tout ça en gigantesques machines à rêver. Chercheur en humanité qui grouille, il y a passé trente ans. Beaucoup d’énergie, énormément de joies. La bande ? Un noyau de fidèles avec une nébuleuse autour. Tournées partout, compagnie, subventions, dossiers, bilans, semi-remorques, tout le tralala. Ça commençait à devenir trop gros.
Alors, l’âge venant, le lecteur compulsif qu’il était resté, a repris le dessus. Obsédé textuel, débagouleur, il a sauté dans la littérature, l’apprendre, la jouer, l’improviser, l’écrire. Ça lui a occupé les vingt années suivantes.
Théâtre, poésie, action. Il y a passé sa vie, et à présent, futur moribond, il continue. Mais en plus petit. Comme ses pas.
Denis Colin
Denis Colin, musicien
ma vie musicale en 6 périodes
Enfance et adolescence. Enfant, quelques années de leçon de piano, puis un trou noir durant les années collège suivi d’un retour à la musique avec la clarinette et rapidement, la clarinette basse.
de 19 à 29 ans, dix années avec Alan Silva, son école, son orchestre.
Suivies de cinq années à tout faire, tout prendre, riches par l’incroyable diversité des musiques à jouer
Ensuite, 17 années avec le Denis Colin trio et les extensions du trio dans diverses formes (les Arpenteurs, le nonet, en 4tet avec Gwen Matthews…)
Me voilà rendu à 51 ans. Création de la Société des Arpenteurs puis cinq ans après d’Univers Nino et apparition de Quiet Men
Suspension Covid : deux ans de gommage sur l’agenda (je ne compte pas ça comme une période)
Après ? Je laisse venir…
Ces 6 périodes sont traversées d’écriture pour la scène, le cinéma d’animation, d’enseignement musical pour toute sorte de public, d’engagements auprès d’autres artistes (Bekummernis, François Tusques, les Transes Européennes, Archie Shepp, le concert de l’Hostel Dieu…)
Pablo Cueco
Pablo Cueco est né en Corrèze en 1957, l’année du lancement de Spoutnik. Issu d’une famille d’artistes plasticiens, c’est tout naturellement que, dès son plus jeune âge, il se consacre à la musique.
Il étudie les percussions avec Jean Batigne et Gaston Sylvestre, le zarb avec Jean-Pierre Drouet, Djamchid Chemirani et Bruno Caillat, le reste en autodidacte consciencieux et obstiné.
Il joue et parfois enregistre avec notamment : Luc Ferrari, Georges Aperghis, Jean-Pierre Drouet, François Tusques, Denis Colin, Patricio Villarroel, Simon Drappier, Ramuntcho Matta, Henry Fourès, Julien Omé, Pablo Nemirovsky, Tania Pividori, Pierre-Etienne Heymann, Thibault Walter, Jean-Luc Ponthieux, Didier Petit, Hariprasad Chaurasia, Mirtha Pozzi…
Dans le prolongement d’un trajet éclectique entre jazz sous toutes ses formes, musique contemporaines, musiques traditionnelles et autres, il partage aujourd’hui son activité artistique entre le zarb (et quelques autres percussions), la composition (de la harpe au symphonique en passant par la batterie-fanfare, le cinéma, le théâtre et l’électro-acoustique), la production de disques, l’écriture (de fictions, de scénarios et d’articles) et le dessin sous le pseudonyme de Pablúx.
Il écrit régulièrement dans les revues Les Allumés du Jazz, Lizières, Mon Lapin Quotidien, AFPercus, Le ventre et l’oreille, Feuilles (La Fabrique-Centre d’art)
Ses livres sont notamment édités par Qupé éditions
À lire :
Le Don – roman noir accompagnés de dessins de Rocco (Qupé éditions)
Pour la route – textes de Pablo Cueco, accompagnés de photos de Milomir Kovacevic et de dessins de Rocco. (Qupé éditions)
Têtes de terres – 24 dessins et un texte. (Qupé éditions)
Double Vue – de Henri et Pablo Cueco (Qupé éditions)
Bris et débris – œuvres de Marinette Cueco accompagnés d’un texte de Pablo Cueco (Qupé éditions)
Les contes du jaguar, des cochons et du serpent accompagnés de dessins de Rocco (éditions ZINC)
Le Monde Francis Marmande / 19 avril 2018:« Pablo Cueco, 61ans, percussionniste connu de tous les musiciens, tous genres et styles confondus, belle gueule, exubérance capillaire, est un artiste. Un zarbiste. (…) C’est une énorme prestation comique en style de conférence musicale, une irrésistible leçon de mathématique (que l’on range, dans toutes les civilisations, du côté de la musique), un grand moment d’impro à 7 temps, un duo très joyeux avec Mirtha Pozzi. (…) Il y a de l’entrain dans l’air : zarb et voix, théâtre musical, poésie néolettriste, Oulipo pourri, calembours maraboutés, « avant-gardes et traditions réincarnées ».
Jazz Magazine Jean-François Mondot /25 mars 2018 : « Pablo Cueco, zarbiste oulipien. Pablo Cueco, maître du zarb, percussion iranienne aux mille couleurs, a eu envie de parler de son instrument fétiche, dans une conférence oulipienne, désopilante, poétique, farfelue, inclassable… (…) La conférence oulipienne débouche sur trois magnifiques improvisations (chacune ayant une couleur bien particulière). A ce moment là, Pablo Cueco, habité, change de visage, et fait chanter ses tambours avec une absolue concentration. Magnifique. »
Patrice Delbourg
Poète, romancier, chroniqueur, critique littéraire et musical, il a publié une quarantaine de romans.
Né à Parisle 7 octobre 1949. Après l’école primaire de la rue des Quatre-fils, cet enfant du quartier chic du Marais, a poursuivi ses études au lycée Charlemagne, à la Sorbonne puis à l’École Pratique des Hautes Études.
Patrice Delbourg fut journaliste aux Nouvelles Littéraires, à l’Événement du Jeudi et au Nouvel Observateur mais aussi animateur d’ateliers d’écriture en milieu sensible, initiateur de lectures théâtralisées dédiées à des auteurs pairs tels que Max Jacob ou Blaise Cendrars.
Il a été membre de l’académie Alphonse Allais et du grand prix de l’Humour noir, lauréat des prix Guillaume-Apollinaire et Max-Jacob. Parmi ses recueils poétiques, plusieurs furent distingués. Génériques a ainsi reçu les Prix de la Société des gens de lettres et Max Jacob ; L’Ampleur du désastre a été distingué par le Prix Guillaume Apollinaire en 1996. Un des critiques du Monde des Livres écrivait alors que « si Delbourg a le vocabulaire de tout le monde, sa façon de juxtaposer les mots est d’une modernité et d’une inventivité particulière. De celles qui font qu’une œuvre est sans pareille, de celles qui font la différence entre le prosateur et le poète ».
Il est invité d’honneur de l’Oulipo en 1986.
Patrice Delbourg est un des « papous », autrement dit les chroniqueurs invités de l’émission de France Culture Des Papoux dans la tête, de Bretrand Jérôme et Françoise Treussard.
Simon Drappier
Né dans les années 80 dans une famille de scientifiques, Simon Drappier explore la musique comme d’autres découvrent des planètes. II s’initie avec la guitare électriquepuis obtient un prix de guitare classique. Toujours à la recherche de nouveaux sons, il jette son dévolu sur la contrebasse et entre au Conservatoire National Supérieur de Musique. Lorsqu’il découvre l’arpeggione, instrument romantique Viennois éphémère du début du 19e siècle, appelé aussi « Guitare d’amour », il trouve le partenaire idéal pour de nouvelles expériences musicales. Instrumentiste, compositeur et improvisateur, Simon Drapier navigue entre la musique électronique (Cabaret Contemporain), le jazz (Quiet Men, Sunako) ou la musique contemporaine (régulièrement invité par l’Ensemble
Intercontemporain)
Arno Dubois
Arno Dubois est né en 1978 en banlieue parisienne. Il a appris à parler entre la plume et le marteau, car il est, comme on dit, fils de profs, de français et de mathématiques. Il est correcteur de presse, a relu des recettes de cuisine, des commentaires télé, des cartes de géographie, des classements de personnalités, de longs articles de fonds, des portfolios, et des mangas. Son obsession pour ses ancêtres, polyglottes franco-arméniens d’Égypte, le force à admettre que le français n’est pas sa langue maternelle et, dans le même temps, qu’il n’a aucun don pour les langues. La Langue paternelle, son premier roman, a été publié chez Cambourakis en 2019. Il serait temps qu’il remette le couvert.
Victor Duclos
Formé en danse contemporaine au CNSMD de Paris et en chant au cours de nombreuses masterclasses, Victor Duclos se spécialise dans les rapports voix et corps.
Il danse et assiste Laura Scozzi, chorégraphie pour Emmanuelle Cordoliani, chante pour Jean-Claude Malgoire, Gabriel Garrido et Le Balcon, met en scène pour le théâtre musical de la Compagnie On Off, le Concerto pour pirate de Dylan Corlay, ou encore pour les concerts de l’Orchestre du Lointain – Sophie Lechelle. Il lui arrive même d’écrire et de composer.
Quelques escales de sa vie : l’Atelier Lyrique de Tourcoing, les Opéras de Liège, Monaco, Nüremberg, Bordeaux, Toulouse, Reims, Rennes, Rouen, Limoges, Lille… Paris.
Fort de ses expériences artistiques plurielles, il fonde Le Leurre en 2018 à Granville (50).
Compagnie et lieu, Le Leurre est une fabrique d’événements humains, spécialisée dans la création de formes ultra-légères et autonomes. Cet outil lui permet d’envisager pleinement son travail et de pouvoir faire des liens avec les artistes de tous horizons.
En 2019, il créé Vercingétorix, seul en scène où son écriture de plateau le mène tout naturellement vers une forme de danse théâtre musique, la force poétique comme essence.
Saison 2025/2026 :
Carnet de Bal – Quand l’orchestre danse : Metteur en corpspour l’Orchestre du Lointain – Sophie Lechelle (62-59) | Détours – Visites théâtralisées, performatives et loufoques : Interprète et co-concepteur avec 4 autres compères et commères (50) | Acapulco : Directeur artistique et créateur d’une recherche sur l’oralité, création 2027 pour 4 interprètes / Le Leurre (50)
Jean-Pierre Duffour
Né le 27 mars 1963 à Aix-en-Provence, est un auteur de bande dessinée et un illustrateur français. Issu de l’école Met de Penninghen et de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, il publie son premier album, Fonstres mous, chez Glénat Jeunesse en 1989. Ses productions en bande dessinée sortent chez les éditeurs « alternatifs » L’Association, Rackham, La Cafetière ou Tanibis, tandis que ses albums illustrés pour enfants sortent chez Glénat, Didier, Casterman ou Nathan. Il travaille en solo ou avec des scénaristes comme Lewis Trondheim, Loo Hui Phang ou Alexandre Kha.
Francesco Falciani
Francesco Falciani est né au cours du premier quart du siècle dernier dans un avant-poste militaire sur la côte centrale de la mer Tyrrhénienne. Sous un ciel quotidiennement traversé par des avions militaires, il a terminé ses premières études d’art et il a donc rejoint l’organisation de jeunesse du Parti communiste.
Adolescent, il a copié les classiques en consommant des tonnes des Hb, B, 2b, 3b et 4b, s’est enthousiasmé pour l’art français de la fin du XIXe siècle, mais a retrouvé une certaine sérénité face aux œuvres de Silvestro Lega.
Au cours des dernières années du XXe siècle, il s’est installé à Bologne pour y fréquenter les Beaux-Arts.
Il y a étudié avec Toni Romanelli et Alberto Garutti, et a obtenu son diplôme de peinture avec Concetto Pozzati.
En 1994 et 1995, il a participé aux expositions pour jeunes artistes « Entre Boschi et Bovi », organisées par Gianni Cacciarini et Daniele Cariani dans le jardin de Lattaia.
En 1998, il assiste David Tremlet pour son exposition personnelle à la Galleria G7. La même année, il assiste Jannis Kounellis pour l’exposition à la galerie «No Code».
En 2000, il s’installe en Maremme (plus loin de l’aéroport cette fois), où il cultive les paysages et étudie la relation entre nature et langage.
En 2004, il est invité à participer à l’événement « La Mine à Memoire » pour créer une série d’œuvres commémorant les mineurs morts lors de la catastrophe de la mine de Ribolla en 1954. Une série de ces œuvres est exposée à la galerie « La Corte – Arte Contemporanea » à Florence. La même année, il organise une exposition personnelle à la Villa Lemberg de Tübingen, en Allemagne.
En tant que photographe, il collabore avec divers magazines.
En 2005, il a participé à « Proscenio », une exposition collective au Palazzo Sannini à Florence.
En 2005 à Bologne, il a fondé l’espace d’exposition Campo, dont il a assuré le commissariat de la programmation d’art contemporain jusqu’en 2012.
Entre 2009 et 2013, il a participé à diverses expositions en Italie et à l’étranger, notamment « Obbligo di transito » au Musée d’Art Moderne et Contemporain Raffaele de Grada à Sangimignano et « Sammeln » (Galerie Botticelli) à Florence.
Depuis 2015, il collabore avec la galerie Artoxine de Munich et participe à plusieurs salons en Allemagne et en France. Il a exposé à l’Atelier de gravure Zec à Paris dans le cadre de l’exposition «Calcolare» (Calculer).
Aujourd’hui, il continue de cultiver des paysages sur papier et a vécu sa vie exactement à moitié entre deux millénaires d’histoire.
Amandine Farges
Amandine est correctrice dans l’édition, la grande et costaude (Belfond, Calmann-Lévy), la moyenne et athlétique (le Tripode) la petite et jolie (Antidata, Qupé, Zinc) et pour la presse (Le Monde).
Quand elle ne travaille pas, elle lit aussi, mais sans son code typo.
Federico Fazzi
Né en Maremme, il y fréquente dans la rue Giotto, une école primaire formidable. Pendant les cinq ans de sa permanence, participe avec enthousiasme croissant à l’atelier presse, où l’on fait de la rédaction, de la correction, de la poésie, du dessin, de l’impression, du coloriage, pour pouvoir éditer une revue mensuelle qui s’appelait « Nous et… ».
Diplômé à Milan chez l’Institut Européen du Design, en graphisme éditorial en 1993.
Commence à travailler, dessine et écrit avec régularité.
1997, gagne le deuxième prix du concours « Graffia il tuo web » , Festa Nazionale dell’Unità & DADAScanner, avec sa poésie « se Telemaco »;
Quelque mois plus tard auto-édite «Sembiante» avec les gravures de son frère Francesco.
1998, Il rencontre Hana Zec à une soirée chez des amis des certains des ses étudiants, et commencent à tout faire ensemble.
1999 Il acquiert la spécialisation en typographie au CFP Bauer, l’amour des lettres n’a plus de limites.
2001 Il s’installe à Paris en 2003. En juin, organise une exposition collective au sujet de l’autoportrait au Palais Comunale de Borgomanero (Italie), il expose quarante-quatre peintures à l’huile sur toile.
En 2004, écrit le scénario d’une video monumentale et analogique, pour le spectacle « Zeurope » produit par Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains.
2005 il rédige son « journal d’un employé », recueil des chroniques, notes, dessins et échantillons d’étoffes.
Il rejoint l’atelier graphique Quartopiano, accompagnant en communication musées, petites associations et grandes institutions.
Travaille au Louvre de 2006 à 2011, affiches grand public et des milliers d’autres sujets.
En 2008 crée les Qupé éditions et édite le livre Sarajevo dans le cœur de Paris, de Milomir Kovačević.
Au fil du temps, l’activité éditoriale augmente, la famille aussi (Dora en 2010 et Sara en 2015), La maison d’édition Qupé devient une SAS.
Dans les livres qui édite – peinture, poésie, estampe, écriture et dessins – il propose une nouvelle narration des œuvres, intervient dans le contenu, s’en approprie la nature. En concevant le livre comme un espace curatorial où chaque contribution, format, choix graphique et typographique entre en relation avec l’œuvre.
Depuis 2017 fréquente, en dehors des comptoirs du 3e arrondissement aussi, Pablo Cueco et plusieurs publications éclectiques vont voir le jour, tout comme la revue OUF !
Ce projet, proposé en 2020 pendant les premiers jours des confinements du Covid et refusé à l’époque, surtout pour conjurer que, dans l’immédiat, les ordinateurs ne nous lâchent pas.
Anita Fernandez
Le concepteur se partage entre montage de film et écriture, l’un nourrissant moins mal que l’autre. Signes particuliers : type méditerranéen, n’aime pas parler des langues étrangères, mais aime bien les entendre, conduit les voitures qu’on lui prête, fait volontiers la cuisine, écrit son journal quotidien le matin, au café, depuis 25 ans.
Sont sortis de ses tiroirs : quelques scénarii, deux livrets de comédie musicale (musiques de Pablo Cueco) : Les Bons Contes, prix du concours SACD opérette et Celui qui ne dit jamais non, comédie musicale montée par Didier Grojsman à l’opéra Bastille. Ont étés édités : deux recueils de nouvelles et des romans : Les lettres d’Adèle à sa cousine Anne, Mémoires d’une jeune-fille engagée, Les dérèglements du Je, Décompte de faits, Le tapuscrit interrompu, Histoire de cul en toutes lettres, Pour le potier s’adresser au café d’en face…
Elle participe régulièrement à des revues publiant des nouvelles (Etoile d’encre, Rue St Ambroise…)
Prochain roman en travail : « Comment écrire un roman autobiographique quand on a perdu la mémoire ? »
Nicolò Giacomin
Jean-Brice Godet
Le clarinettiste Jean-Brice Godet est un improvisateur et compositeur qui a joué aux côtés de personnalités aussi diverses que Joëlle Léandre, AnthonyBraxton, Jean-Luc Guionnet, Mike Ladd, l’ONCEIM, Le UN, Tricollectif, l’ARBF.
Parallèlement à ses activités de sideman, il dirige ou co-dirige différents projets, certains strictement musicaux, comme AgOgO (avec Sophie Agnel et Toma Gouband), Septembre Ardent (avec Nosfell, Donia Berriri et Valentin Mussou) et WATT (avec Jean Dousteyssier, Antonin-Tri Hoang et Julien Pontvianne), d’autres multidisciplinaires, comme IF ( avec Benjamin Gerstein et Frantz Loriot) avec des artistes chorégraphiques ou plasticiens.
Marine Mane, Ema Drouin, Éléanore Bauer, Emanuelle Grangier et Anne Marion-Gallois, entre autres, ont fait appel à lui pour leur création de spectacles vivants, de théâtre de rue et des performances in situ.
Parallèlement à ses activités de clarinettiste, interprète et improvisateur, il développe depuis 2015 un travail sonore singulier à partir de dictaphones, de K7 et de radios. Après une douzaine de concerts avec cette configuration, ce travail a pris la forme du solo « Épiphanies », dont l’enregistrement est sorti sur le label Gigantonium en mars 2018.
Il a remporté le prix JazzMigration#6 en 2020/2021 avec le quatuor de musique répétitive FANTôME. Poursuivant ses études scientifiques, qu’il a achevées en 2004 avec le master ATIAM en informatique musicale, il travaille depuis 2022 avec l’équipe de l’ISMM-IRCAM (Benajmin Matuszewski et Aliénor Golvet) sur le projet DOTS (Distributed Musical Objects for Collective Interaction) et participe également au projet ERC REACH (Raising Co-Creativity in Cyber-Human Musicianship) avec l’équipe Représentations Musicales (Gérard Assayag).
Depuis 2016, ses différentes créations sont produites par la Cie LpLp, qu’il a fondée et dont il est le directeur artistique.
Killoffer
Killoffer est né 16/06/1966 à metz (57), d’un père ouvrier et d’une mère au foyer, eux-mêmes issus aux trois quart d’émigrés polonais, et, pour le quart restant, d’un grand père paternel alsacien qui lui a transmis son patronyme.
Après une enfance passée entre corons, champs de colza et usines sidérurgiques dans le Pays Haut de la Meurthe et Moselle, il est admis en 1981, sur concours, à l’École Nationale d’Arts Appliqués (au commerce et à l’industrie) Duperré, à Paris, dont on lui demandera avec insistance de démissionner en 1985.
Depuis, il a fait beaucoup de dessins pour la presse, l’édition et la publicité, il a cofondé une maison d’édition de bandes dessinées, ainsi que la revue Mon Lapin Quotidien, et a produit, seul ou accompagné, quelques livres en bandes dessinées.
Il lui arrive également d’être exposé à la vue de tous par l’excellente galerie Anne Barrault.
Milomir Kovačević
Milomir Kovačević commence son travail de photographe à l’âge de 17 ans au Club universitaire de photographie (CEDUS) à Sarajevo.
Depuis le début de sa carrière, il se consacre principalement à saisir des images de la vie dans la rue et l’atmosphère des événements culturels à Sarajevo. D’abord photographe de presse pour différentes revues locales, son travail ne sera jamais celui d’un journaliste à la recherche d’images sensationnelles et éphémères. Parmi les nombreuses photographies qui ont fait sa notoriété, se trouvent ses photographies de la vie dans les prisons, de l’atmosphère de Medugorje, célèbre lieu de pèlerinage, des supporters du club de football de Sarajevo, de graffitis, de Tito dans les vitrines des boutiques pour le dernier jour de la République….
Au début des années 1990, il témoigne des profondes transformations qui sont en train de se produire dans la société yougoslave. De cette période naissent deux séries photographiques : les campagnes d’affichage des principaux partis politiques pour les premières élections démocratiques en Bosnie-Herzégovine, et également tout ce qui touche à la vie politique de l’époque : assemblées générales des trois partis nationalistes, rencontres entre leurs leaders, réunions parlementaires, manifestation pour la paix…
À partir de 1992, Milomir Kovacevié suit de près les événements qui vont rendre la ville de Sarajevo tristement célèbre à travers le monde. Jour après jour il témoigne de ce qui se passe à l’intérieur de la ville assiégée. Il présente sa tragédie personnelle et celle des habitants de Sarajevo. Par ses photographies il essaie de résister à la destruction totale de la ville.
En 1995, Milomir Kovačevićarrive à Paris où il poursuit son travail et participe à de nombreuses expositions. En 1998, il devient lauréat de la Fondation CCF (aujourd’hui HSBC) pour son sujet sur la vie dans les prisons yougoslaves.
Milomir Kovačevićest un photographe des contradictions : de la mort et de la vie, du passé et du présent, de l’éternel et du passager. Ses images sont à la fois violentes et d’une extraordinaire sérénité. Leur qualité réside avant tout dans leur force picturale, pourtant exempte de toute stylisation, grâce à laquelle il nous fait partager son histoire personnelle, qui est souvent aussi la nôtre.
Il a obtenu de nombreux prix et a été fait Chevalier de l’Ordre National du Mérite, pour son travail et son engagement, par le Président Chirac en 2007. Il a reçu le Grand Prix de la ville de Sarajevo en 2016 pour son action culturelle. Il a reçu prix MODUL MEMORIJE à Sarajevo 2019 pour son travail sur la mémoire de la ville.
BIBLIOGRAPHIE
Le Marché des Enfants Rouges, Éditions Dans la boite Paris 2018.
Sarajevo, Photo poche histoire, Editions Actes Sud, 2012.
Sarajevo dans le cœur de Paris, Editeur Qupé, 2008.
La part de l’ombre, Editions Actes Sud, 1998. Prix de la Fondation HSBC (CCF).
CONTACT
Tél: 06 03 81 32 15 • e-mail: milomir@milomirkovacevic.com Instagram : @milomirkovacevicstrasni
L’1consolable
L’1consolable n’est pas celui qui se morfond sur son sort et geint à la première occasion, mais celui qui refuse de se consoler de ce dont il n’y a pas matière à se consoler : un état des choses lui apparaissant comme injuste. C’est ainsi que sur de bons vieux breakbeats hip-hop teintés de jazz, de blues, ou de soul, L’1consolable rappe avec véhémence la violence d’une société qui la pratique au quotidien tout en la prêtant à ceux qui se retournent contre elle.
« Féral », son dernier opus, est le second volet d’un diptyque ouvert en 2020 avec « Sauvage ».
féral: adj. (du latin fera, bête sauvage) Se dit d’une espèce domestique retournée à l’état sauvage.
Au loup répond la panthère, et plutôt que de l’état sauvage retrouvé il est ici question du processus qui y conduit, celui qui permet à un animal humain ou non-humain de s’arracher à son asservissement et de reprendre sa liberté.
Mape813
« Semé dans le terreau fertile du graffiti des années 90 – 2000, puis enraciné dans la scène graphique alternative internationale, Mape813 dessine et crée des images au gré de ses humeurs et de ses collaborations. Une première époque formatrice qui fondera son approche auto-fictionnelle en reflet, pilier de sa créativité.
Souvent sur papier, parfois sur les murs, ses compositions, ses traits, ses personnages, rappellent l’art brut et les totems africains.
Il s’épanouit dans différents territoires tel que le dessin, le collage et la peinture, mêlant les formes, les contre-formes et les lignes, qui se courbent, jouent entre elles, dans une jungle de motifs fantasmagoriques. »
Instagram @mape813 :
https://www.instagram.com/mape813
Facebook @BenMapeHuitcentreize :
Ramuntcho Matta
Ramuntcho est né a 15h15 un quatre février
Il badigeonne des sons et gratouille du pinceau
Il jongle avec des maux et en fait des chansons
Il aime ses amis et il s’attend à tout
Ce qui en fait un bon toutou
FredMo
Quinca bien tapé, éditeur à ses heures, graphiste de métier pour le service public, typographe le dimanche et capitaine au court cours. Travaille actuellement sur sa prochaine publication, avec tiens tiens Pablo Cueco en auteur au meilleur de sa forme, et Muzo dans les mêmes conditions. Dans la cale de son navire, l’atelier d’impression est prêt à tirer, tracer et lever l’encre. Ouf !
Olivier Morin
Un mètre soixante-dix-huit pour 70 kg. Présence d’une valeur incommensurable. Comme chacune d’entre nous. Retrousser ses manches et creuser, sans arrêt. C’est l’image de mon chemin. Une joie permanente confirmant insoumission, refus, aux injonctions, sommations à toutes meutes politiques, culturelles. Se considérer comme un lieu où coexistent visions de toutes sortes issues d’un instant particulier, une imagination s’invitant au sein des réalités traversées, enfin les rêves une fonction quotidienne. Tout cela m’accompagne comme outils quotidien,
« L’étranger » de Baudelaire pour le choix du rêve, l’œuvre de Williams Carlos Williams me rassurant sur l’aspect fondamental de l’imagination, René Char, Henri Michaux, Philippe Denis, Emily Dickinson, Alejandra Pizarnik, Anne-Marie Albiach. Ces noms ont écrit de grands textes.
Grands par leur silence, leur volonté de s’effacer, d’être imperceptible, leurs questionnements singuliers.
Il n’y a quasiment pas de documents sonores et visuels d’Henri Michaux par exemple.
Être habité par la poésie est une grâce permanente même si la tâche est de creuser.
En silence.
Ricardo Mosner
Ricardo Mosner est né à Buenos Aires, il vit et travaille à Paris.
Dès la fin des années 60 il expose et organise des performances et happenings. Entre 1970 et 1980, il met en scène et joue une vingtaine de spectacles picturaux avec sa troupe Le Théâtre en Poudre (Paris, Amsterdam, Buenos Aires, Lisbonne, Barcelone…) En tant qu’acteur il a travaillé avec Copi, Stephen Frears, Jerôme Savary… Il crée des performances et se produit avec Daniel Melingo, le bandonéoniste Pablo Nemirovsky et le groupe Tierra del Fuego, le duo Volco & Gignoli, Theo Hakola, les danseuses Amy Fujiwara, Aurélia Jarry, Kaori Suzuki et Silvia Lezcano, les chanteuses Marina Cedro et Jeanne La Fonta.
Peintre, sculpteur et graveur il a exposé à la Biennale de Paris, la Triennale des Amériques, au Stedelijk Museum et à la Biennale de Sculpture aux Pays-Bas, aux Ateliers de l’ARC au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, à « L’Amérique Latine au Grand-Palais », « Les Murs Peints » au Centre Georges Pompidou, « Les chimères de Mosner » au Musée François Pompon, au Musée Paul Valéry de Sète, au Musée de la Bande Dessiné à Angoulême, au Museo del Tigre, Centro Cultural Recoleta et les Alliances Françaises de l’Argentine… Il a réalisé 240 expositions personnelles en France et à l’étranger.
Ricardo Mosner a illustré Alfred Jarry et Edgar Poe aux éditions Gallimard, Claude Nougaro et Étienne Roda-Gil aux éditions Albin Michel, il a réalisé des livres d’artiste avec Michel Butor, Bernard Noël, Jacques Jouet et Joël Bastard, il a créé des affiches pour le Festival d’Avignon, Les Rita Mitsouko, El Camarón de la Isla, Pascal Comelade, Les Amis du Musée d’Art Moderne, Riccardo del Fra…
Il est le protagoniste du film « Le théorème de Mosner » d’Esteban Perroud et Daniel Melingo » (Sélection officielle du Festival BAFICI, Argentine)
Mosner a collaboré à l’émission “Des Papous dans la Tête” sur France Culture durant plus de 30 ans, il est Régent du Collège de ‘Pataphysique et, depuis vingt ans, il organise les expositions du groupe “El Colectivo” (Paris, Buenos Aires, New York)
En 2022 il réalise un bas-relief monumental pour la Ville de Bagneux, à l’occasion de cet événement une exposition rétrospective lui est dédié à la Maison des Arts.
Ses sculptures et peintures sont exposées en permanence à l’Ambassade de la République Argentine à Paris.
Avec la Galerie Lara Vincy, Ricardo Mosner expose depuis 1985. En 2025 il présente l’exposition « Didascalies » : peintures et dessins sur divers supports, assemblages, sculptures, objets et livres d’artiste.
Muzo
La vie de Muzo commença sous les meilleurs auspices. Issu d’un milieu très aisé, il connut une jeunesse dorée, fréquenta les collèges les plus huppés, et à l’âge de seize ans avait déjà fait plusieurs fois le tour du monde, suivant ses parents de palace en palace pendant les vacances.
Après un bac obtenu sans effort avec la mention « Très bien », il chercha quelque chose d’utile à faire de sa vie. Il hésita un temps entre l’aide humanitaire ou la peinture.
Cette dernière idée lui était venue en regardant les toiles de maîtres que son père collectionnait et qui ornaient les murs de la demeure familiale, parmi lesquelles se trouvaient des Dubuffet, des Giacometti et quelques tableaux de la Renaissance italienne.
C’est ainsi qu’il entra aux Beaux-Arts de Paris, où ses professeurs, impressionnés par sa maturité lui conseillèrent de se présenter au Prix de Rome dès le premier trimestre.
Le travail qu’il montra à cette occasion provoqua l’admiration et, enthousiaste, le collectionneur François Pinault, acheta toute sa production. Du coup, la cote de Muzo grimpa de façon vertigineuse et le Centre Pompidou lui proposa la grande exposition du cinquième étage.
On connaît la suite…
Pablo Nemirovsky
Originaire de Buenos Aires, il est le fondateur, bandonéoniste et compositeur de la formation Tierra del Fuego (6 cd depuis 1989) dont le dernier “La Variante del Tango” vient a été présenté en novembre 2022 au Café de la Danse à Paris et très récemment au New Morning.
Il a joué également, parmis beaucoup d’autres avec: le célèbre Cuarteto Cedrón,La Típica de Juan Cedrón, Minino Garay, et Didier Petit. Il a aussi composé la musique de films tels que : Gombrowicz, l’Argentine et moi, Il n’y a pas photo et Ceux de Saladillo, d’Alberto Yaccelini (Festival Cinéma du Réel à Paris et prix du public au festival de cinéma à Buenos Aires) et El árbol de la muralla, de Tomás Lipgot.
Pablo Nemirovsky partage sa vie entre la musique et l’ecriture, il publie plusieurs livres de palindromes, et le romain De l’autre côté de l’autre côté traduit de l’espagnol en 2016 (Ed. Milena Paris)
En février 2026 il publiera, en Argentine, son deuxième roman « De este lado del Este » (Ed. Milena Caserola)
Hervé Péjaudier
Né à Paris en 1953. Auteur dramatique : Cochon qui s’en dédit (1986, Théâtre Essaïon), Le Souverain Fou, discours, Actes-Sud Papiers 1991 (Avignon, Bobigny). Des Apostilles aux discours du Souverain Fou sont en chantier. Librettiste (fictions) pour la collection de musique improvisée In Situ. Spécialiste de l’image de l’aluminium dans la culture en général et la littérature en particulier, il a publié de nombreux articles dans la Revue d’Histoire de l’Aluminium, et achève de parfaire Tout un monde d’alu, roman scientifique, impressionnant volume à paraître en 2026. Passionné par Jean Ray, il a écrit 26 lettrines pour Harry Dickson (en quête d’éditeur). Il est par ailleurs docteur en anthropologie (« Le chamanisme coréen comme art de la scène », 2015). Avec son épouse Han Yumi ils traduisent depuis 2000 de nombreuses œuvres coréennes contemporaines et classiques, dirigent depuis 2004 la collection « Scènes Coréennes » aux éditions Imago (editions-imago.fr/catalogue/4/Litterature_scenes_coreennes), et le festival K-VOX / Voix Coréennes (Paris, Bruxelles, Séoul, 13e édition cette année : facebook.com/kvoxfestival). Comédien, il a « inventé » le pansori coréen joué en français, et tourne deux spectacles tous publics, Il faut sauver le Roi Dragon (solo), et Heungbo & Nolbo (duo avec Benjamin Bertocchi).
Pauline Pilard
Normalienne, agrégée d’arts appliqués, elle adore l’école. Petite, elle avait la machine à écrire Barbie et se rêvait romancière. Devenue grande, elle enseigne le design éditorial dans le 9.3 et relie des livres anciens dans le 17e arrondissement. Elle aime la correspondance sous toutes ses formes et a fait de la carte postale son médium artistique de prédilection mêlant la typographie et l’image. Elle y dessine des lettrages et des formules au gré des humeurs et des paysages.
Elle aime aussi la littérature sous toutes ses formes, Bach et la danse sous toutes ses formes.
Elle est maman d’un petit Jacques, comme Brel, comme Higelin et non comme Chirac. Détentrice du permis B qui a peur de conduire, elle adore prendre le métro et voyager en train couchette.
Tania Pividori
Chanteuse, auteur compositeur, improvisatrice, poète, Tania Pividori bouscule les frontières de la vocalité par son parcours éclectique. Entre pièces contemporaines, improvisations, chanson, polyphonies savantes ou de tradition orale, elle mêle les genres, et multiplie les collaborations. Les projets qu’elle fonde sont le reflet de ces alliances musicales inclassables et misent sur la singularité de la voix et la recherche de timbres atypiques :
« Sanacore », quatuor vocal a cappella, « Journal d’une apparition » avec Serge Adam et Christelle Séry, « Voix libres » avec Pablo Cueco et Patricio Villarroel, « Le cœur sans doute » avec Françoise Toullec, « Une couleur dans la nuit » avec Pablo Cueco, « Vive La Dyslexie ! conférence-spectacle » avec Béatrice Sauvageot et Marianne Pichon, une installation-spectacle « Le Dit du bambou, Souk de la parole » avec la Compagnie Caracol, « Assemblages » avec Pablo Cueco et Mirtha Pozzi, des musiques improvisées avec notamment : Mirtha Pozzi, Maggie Nicols, Didier Petit, André Minvielle, Phil Minton, Jean-Pierre Jullian, Pascale Labbé, Claudia Solal, Han Buhrs…
Formée à la polyphonie italienne de tradition orale par Giovanna Marini, elle collabore par la suite avec elle au sein de productions diverses « I turcs tal Friûl », « Ion », « Musiche di scena » …
Poète, elle aime mettre en lumière la musique des mots, pour proposer des images toujours en mouvement :
Voix libres, Jean Métellus, Tania Pividori / un livre-disque. Le temps des cerises. 2009
Revues « Encres vagabondes » n° 18, « Poésie sur Seine » n°55, « Passage d’encres » n° 24
Site internet « pleutil.net », « Cairn » n°6
Textes pour enfants in « Vive la dyslexie » B. Sauvageot, J. Métellus / NiL. 2002
Textes in « La dyslexie est un jeu d’enfant » (3 CD audio) B. Sauvageot / R. Laffont. 2005
Participation à « La Maladresse, une faute heureuse » ouvrage collectif / Autrement. 2003
« Scrunch face » in Les allumés du jazz n°46
Parallèlement à ses productions et créations, elle cultive un intérêt pour la transmission et développe des pôles de recherches ainsi que des explorations pédagogiques qui croisent différentes formes artistiques et esthétiques.
Mirtha Pozzi
Percussion, composition, improvisation, voix, poésie sonore, dessins
Enfance en Uruguay au bord de l’Atlantique, adolescence au Chili au bord du Pacifique, le reste en France près de la Seine. Quelques allers-retours, histoire de rattacher les bouts de souvenirs. Quelques incursions vers d’autres mers et d’autres terres… des immersions et des plongées dans des océans de sons, de mots, de formes, d’images…
Leo Remke Rochard
Léo Remke-Rochard est un musicien, écrivain et plasticien Franco-Américain qui habite à Minneapolis. Il signe ses sculptures et ses morceaux sous le nom de Skuury et rap parfois sous le nom de Squirm. Des enregistrements sont trouvables sur les labels eyemyth, City Limits, Fou, Hangman Satellite et nato.
Isabelle Rivoal
Elle grandi en Allemagne, vit depuis 40 ans en France, bilingue, elle crée avec les deux langues, français et allemand en tant que danseuse et comédienne, autrice et traductrice, metteur en scène. Elle cherche des formes inédites, des liens entre ses disciplines, texte et mouvement, qui se réalisent en théâtre de rue, en salle ou sur papier.
Formée en danse classique et contemporaine à la John-Cranko- Schule à Stuttgart, elle a pratiqué plus tard les agrés aériens (trapèze, cerceau, tissus) dans plusieurs productions : «Kekzakallu» de Friches Théâtre Urbain, « Opus 2 » et « Schlag » mis en scène par Roland Auzet, « La serpiente immortal » avec la compositrice Mirtha Pozzi.
Il y a eu d’autres spectacles et performances en tant qu’interprète avec divers metteurs en scène.
En 2023, elle crée la Compagnie Libracorps et le spectacle : « Les Dures à Cuire », une pièce tout terrain (intérieur & extérieur) sur les femmes et le sport, racontant le destin de quatre grandes sportives, oubliées par l’histoire. Un trio de femmes ; deux comédiennes et une musicienne, Human Beatbox.
De 2001 à 2023 avec le Collectif Bonheur Intérieur Brut, elle élabore des spectacles hors les murs, où la forme est à chaque fois réinventée en rapport avec le sujet ; chorégraphique et acrobatique dans « La Montagne », «N’importe où hors du Monde», ou derrière des micros dans l’espace public pour la performance de prise de parole : «Parrêsia».
Depuis 2006 elle joue dans le Petit Chaperon Rouge, écrit et mis en scène par Joël Pommerat, avec la Compagnie Louis Brouillard.
En 2021/2022 elle assiste le metteur en scène Johanny Bertsur lespectacle : Der Vorgang, en allemand, spectacle itinérant dans les lycées à l’adresse des adolescents, sur les thèmes de la sexualité et de l’avortement.
Elle a mis en scène et joué « Variation sur Merteuil » d’après Quartett de Heiner Müller, un trio de deux danseuses/comédiennes et un mannequin/marionnette homme de taille humaine. Elle met en scène « Dans la solitude des champs de coton » de BM Koltès avec Tella Kpomahou et Jean Leloup. Elle traduit (entre autres) les pièces de Joël Pommerat en langue allemande, publiées au Merlin Verlag, et écrit un roman : « Grosse » publié au Dilettante.
Jean Rochard
C’est par les disques de ses aînés (Julie Driscoll, Otis Redding, The Kinks…), ceux de la buraliste (Cozy Cole, Charlie Parker…), de son cousin (The Beatles, Dave Clark Five…), de la discothèque familiale (Stravinsky, Berlioz, les frères Médinger, Bourvil…) et la pratique du tambour dans la fanfare de Chantenay-Villedieu, que s’éveille Jean Rochard à la musique. La bande dessinée occupe d’emblée une large place grâce aux lectures des journaux de Tintin et de Spirou. Il abandonne une brève carrière de photographe professionnel de 1974 à 1982 pour se consacrer à la musique. En 1976, il commence à écrire dans quelques revues, ce qu’il continuera à faire au long des ans (dans le journal Les Allumés du Jazz par exemple ou dans le récent ouvrage Le jazz en 101 citations co-écrit avec Pierre Tenne). En 1978, il organise ses premiers concerts (Jacques Thollot, Michel Portal), qui deviendront une activité régulière à Chantenay-Villedieu jusqu’en 1988. En 2004, avec Sara Remke, il créé, pour quatre éditions, le festival Minnesota sur Seine à Minneapolis. En 1982, Jean Rochard fonde le bimestriel Jazz Ensuite, mais c’est la création des disques nato en 1980 et la production musicale qui deviendront son activité principale. Producteur inspiré par des thèmes sociaux, historiques, cinématographiques, sa motivation est, aujourd’hui, plus que jamais le langage de la musique, la place de celle-ci dans la société et sa capacité à participer à un autre futur. Son animal favori est l’ours.
Andy Singer
Andy Singer is an alien from the planet Neptor-13. He was sent to earth in
the 1960s to observe human civilization. His observations take the form of
small drawings. Eventually, he will leave the earth and return to his home
planet.
Andy Singer est un extraterrestre de la planète Neptor-13. Il a été envoyé
sur Terre dans les années 1960 pour observer la civilisation humaine. Ses
observations prennent la forme de petits dessins. Finalement, il quittera
la Terre et retournera sur sa planète natale.
En savoir plus : https://www.andysinger.com/index.html
Squirm
Léo Remke-Rochard est un musicien, écrivain et plasticien Franco-Américain qui habite à Minneapolis. Il signe ses sculptures et ses morceaux sous le nom de Skuury et rap parfois sous le nom de Squirm. Des enregistrements sont trouvables sur les labels eyemyth, City Limits, Fou, Hangman Satellite et nato.
Corinne Taunay
Corinne Taunay est docteur, spécialiste des Arts Incohérents, et artiste plasticienne. Elle est l’auteure de François Caradec. Dessins (2015), de Généalogie du monochrome et de Marcel Duchamp – L’air de Paris à New York, traduit aux USA (2022). Son Catalogue raisonné des Arts Incohérents est à paraître. Elle a pour titres fumistes celui de « Ministre des affaires étrangères incohérentes » du nouveau Musée Alphonse Allais (Honfleur), et celui de Miss chevalière palotinette à l’institut du Protectorat de ‘Pataphysique québecquoise. Elle a rédigé plusieurs articles sur l’image satirique pour diverses revues spécialisées dont Mémoire d’images, Ridiculosa, Magasin du XIXe siècle, Papiers Nickelés, Poétique du Chat Noir, ou encore Sztuka. Maître de conférence, elle a donné des causeries notamment aux Beaux-Arts de Paris. Ingénieure de recherche dans le cadre d’un Laboratoire d’excellence voué à l’histoire du rire moderne, elle s’est occupée de bases de données sur la presse satirique du XIXe siècle, notamment sur Le Chat Noir. Elle a par ailleurs créé l’héroïne humoristique Nénette Star paru en strip-photo. Elle a exposé ses œuvres dans divers lieux en France et à l’étranger. On lui doit aussi le feuilleton « Commissaire Dada » ainsi que des rubriques illustrées parues dans feu Mon lapin quotidien. Depuis 2019, elle collabore à l’illustration d’ouvrages de Black Scat edition (USA) et de la revue annuelle Octave Mirbeau : études et actualités.
Thibault Walter
Thibault Walter est pianiste. Sa carrière commence officiellement à l’âge de six ans, lorsqu’il tente de jouer « Au clair de la lune » mais joue par erreur l’hymne national. Depuis, il refuse obstinément de travailler la technique, considérant le piano non pas comme un instrument, mais un dispositif à produire des accidents sonores.
Mais il est aussi musicien puisqu’il a déjà donné un concert entier sans piano : uniquement des couverts, un sèche-cheveux et un vibraphone qu’il avait trouvé sur un parking. Le public a applaudi poliment, puis longuement, puis mécaniquement, car la sortie était verrouillée de l’extérieur.
En tant que vidéaste, il s’est spécialisé dans les projets innovants. Sa principale vidéo montre huit minutes d’un interrupteur qui refuse d’éteindre la lumière. Une autre retrace la vie d’un trombone de bureau en caméra subjective. Plusieurs festivals l’ont programmé, croyant à une métaphore puissante, alors qu’il s’agissait d’une simple erreur de compression vidéo.
Son activité d’enseignant est marquée par des exercices pédagogiques inhabituels. Parmi les plus célèbres : demander aux étudiants de composer une fugue sans notes, de chanter en canon avec un extincteur, ou d’écrire une partition entièrement avec des pictogrammes de toilettes publiques. En 2021, un étudiant aurait accidentellement découvert une nouvelle langue en suivant ses consignes. Elle est aujourd’hui parlée par trois personnes et un perroquet.
Comme ingénieur pédagogique, Thibault a mis au point plusieurs dispositifs d’apprentissage révolutionnaires : une échelle de compétences qui ne mène nulle part, une séquence pédagogique consacrée au bon fonctionnement d’un grille-pain, et une plateforme numérique qui se déconnecte automatiquement dès qu’on réussit un exercice. L’université qui l’avait commandée n’a jamais osé la mettre en ligne, mais continue de la citer dans ses rapports comme « un prototype prometteur ».
La chronologie de sa vie reste confuse. Il serait né une première fois en Alsace, puis une seconde fois en Suisse, et peut-être une troisième fois dans une salle de répétition mal chauffée. Ses diplômes se chevauchent : il aurait échoué 8 fois au diplôme d’État de professeur de musique, présenté une thèse de théologie à Lausanne et obtenu un certificat qu’aucune institution ne reconnaît mais qui est encadré dans son salon. Il est d’ailleurs possible qu’une partie de ces diplômes aient été obtenus par des homonymes.
Aux dernières nouvelles, il mixait de la drum and bass, sous pseudonyme, dans la péniche Thunder Boat à Auxerre, le samedi de 22h à 2h. Et il s’est formellement engagé à enregistrer un second disque du « Thibault Walter trio », avec Pablo Cueco au zarb et Jean-Luc Ponthieux à la contrebasse.
Tout cela compose un portrait instable, entre litote et fanfaronnerie. Il est d’ailleurs possible, Thibault étant parfaitement dépourvu d’humour et d’esprit, que Chat GPT s’en soit chargé. Mais une chose est certaine : Thibault Walter existe, et il continue de jouer, filmer, enseigner et inventer, même quand personne ne lui a rien demandé.
